Les épisodes...         

 

 

 

lundi 12 déc. 1966

 


Hannah Cord révèle la vérité sur la famille Peyton. Une vérité qui ébranle Steven, puisqu'il va enfin connaître quels sont ses véritables parents. Le Dr Rossi insiste pour que Rachel retourne à l'hôpital...


 

 

Audience Nielsen 1ère diffusion :

20,3 millions de téléspectateurs

soit 32,7 %

 

 

 

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NARRATION : WARNER ANDERSON

Elliot Carson a profité d’une longue pause de la Court pour satisfaire sa curiosité à propos de Jack Chandler. Il a interrogé la nièce de Chandler, Rachel Welles, et l’a trouvée délibérément vague et évasive. Mais son attitude n’a fait qu’amplifier la détermination d’Elliot à apprendre tout de cet homme qui cherche à avoir la garde permanente de cette fille effrayée.

 

INTRO

Les feuilles mortes sur le sol. Une voiture s’arrête en face du tribunal. Elliot sort de la voiture et entre dans le tribunal. Il regarde l’officier de police sortir avec Rachel. Elliot la suit.

 

 

SCENE 1

Constance attend à l’intérieur. Elle et Elliot parlent brièvement avec Rachel. Rossi se dirige vers eux et s’entretient brièvement avec Rachel. La police est chargée de ramener Rachel au poste de police pour y être interrogé par une certaine Mme Francks, un agent du bureau de protection de l’enfance. Constance demande à Elliot s’il pense que Chandler puisse conserver la garde de Rachel. Après s’être entretenu avec Rachel, Michael entre dans la salle d’audience et s’assoit. Il se retourne et aperçoit Rachel. Il se lève pour l’emmener dans la salle d’attente de la prison.

 

Dialogues de la scène 1

Dans le couloir du Town Hall, Rachel est avec Elliot et Constance.

 

RACHEL : Bien, tout le monde est ici. Pourquoi ne pas faire votre reportage ?

 

CONSTANCE : Rachel.

 

RACHEL : Je suis vraiment désolée, mais je ne peux pas vous aider, Mme Carson.

 

MICHAEL : Je pensais que vous deviez la ramener à l’hôpital.

 

OFFICIER : Je devais. Mais j’ai été rappelé. Elle a un rendez-vous avec une assistante sociale.

 

MICHAEL : Rachel, Rachel.

 

ELLIOT : Il y a eu un léger malentendu.

 

CONSTANCE : A propos de quoi ? (à Rachel) : Rachel ? Je ne sais pas ce qui s’est passé entre toi et mon mari.

 

RACHEL : Vraiment ?

 

CONSTANCE : Non.

 

RACHEL : Je suis contente et désolée à la fois.

 

CONSTANCE : A propos de quoi ?

 

RACHEL : Pour avoir agit comme une enfant.

 

CONSTANCE : Mais enfin, que s’est-il passé ?

 

ELLIOT : Je lui ai posé des questions sur Chandler.

 

MICHAEL : Qu’avez-vous découvert ?

 

ELLIOT : Rien. Elle ne m’a donné que quelques faits inoffensifs. C’est tout. Je l’ai poussé un peu à bout. Et elle a fait machine arrière.

 

CONSTANCE : N’as-tu pas peur de l’effrayer avec toutes ces questions ? Est-ce que Chandler pourrait conserver la garde de Rachel ?

 

ELLIOT : Il y a des chances. Sur le papier, c’est le tuteur officiel. Tu sais, la tante Lucy a marié un homme qu’elle ne connaissait pas beaucoup. C’est comme s’il sortait de nulle part. Il est juste là avec un certificat de mariage.

 

CONSTANCE : Ca laisse de nombreuses questions en suspens. Crois-tu que Rachel ait les réponses ?

 

ELLIOT : Je ne sais pas. Ca va plus loin que des corrections et des mauvais traitements. C’est bien plus profond. Peut-être que ça a commencé dans son enfance.

 

CONSTANCE : Le fait que cet homme ait pu avoir des contacts avec Allison me donne la chair de poule.

 

ELLIOT : Eli m’attend. Je te laisse.

 

CONSTANCE : Au revoir.

 

Rachel se rend dans la salle d’audience et s’assoit. Le Dr Rossi l’aperçoit et va vers elle.

 

MICHAEL : Que faites-vous ici ?

 

RACHEL : Mme Franks est occupée. Elle a dit qu’elle me verrait plus tard.

 

Michael sort de la salle d’audience avec Rachel.

 

 

SCENE 2

Retour à la salle d’audience où Lee est assis à la table du défendeur. Steven continue à questionner Hannah à la barre des témoins. Martin Peyton interrompt l’audience. Le juge, Irwin A. Chester, dit à Ralph, l’huissier, de faire sortir Mr Peyton. Ralph commence faire sortir le vieil homme, mais le juge s’adoucit et permet à Peyton de finalement rester. Le témoignage d’Hannah Cord monopolise la majorité de cet épisode. Elle fait une déclaration étonnante.  

 

Dialogues de la scène 2

Le juge siège. Sont présents Elliot Carson, le Dr Michael Rossi, Betty Anderson, Norman Harrington, Rodney Harrington, Leslie Harrington, et Martin Peyton.

 

JUGE : Mr Cord, vous pouvez commencer l’interrogatoire.

 

STEVEN : Vous avez vu Ann sur la falaise ?

 

HANNAH : Oui.

 

STEVEN : Avez-vous parlé avec elle ?

 

HANNAH : Oui.

 

STEVEN : Pour quelles raisons êtes-vous allée sur la falaise cet après-midi là, Mme Cord ?

 

HANNAH : Je devais voir Ann une nouvelle fois. Je devais lui parler.

 

STEVEN : Pourquoi ?

 

HANNAH : Parce que lorsqu’elle a quitté la maison, elle était trop bouleversée, j’avais peur qu’elle ne commette l’irréparable.

 

STEVEN : Donc la mère compatissante l’a suivit, pour être à ses côtés. N’étais-ce pas un peu tard ?

 

JOHN : Objection, Votre Honneur.

 

JUGE : Retenue. Mr Cord.

 

STEVEN : Où étiez-vous lorsque vous avez trouvé Ann sur la falaise ?

 

HANNAH : Elle se tenait debout sur bord et regardait la mer. Elle semblait être dans une sorte de transe. Elle avançait de plus en plus près du bord. Elle heurtait des cailloux et j’avais peur qu’elle ne tombe.

 

STEVEN : Ou qu’elle saute ?

 

HANNAH : Oui.

 

JOHN : Objection. L’avocat influence le témoin.

 

STEVEN : Que s’est-il passé après que vous ayez pensé qu’elle allait tomber ?

 

HANNAH : Et bien, je l’ai appelé. Il m’a semblé l’avoir fait sursauté. Oh Steven, je sais ce que tu penses, mais elle n’est pas tombée après.

 

STEVEN : Elle n’est pas tombée après ?

 

HANNAH : Elle n’est pas tombée du tout. Elle a été poussée.

 

Hannah se lève et pointe son index sur Lee Webber.

 

HANNAH : Il l’a poussée.

 

Lee se lève.

 

LEE : C’est un mensonge. Je n’ai poussé personne.

 

JUGE (deux coups de marteaux) : Asseyez-vous, Mr Webber.

 

HANNAH : Lee Webber a poussé Ann de la falaise. Je l’ai vu le faire.

 

STEVEN : A la vue de ce témoignage provocant, Votre Honneur, j’aimerais ré exprimer ma question.

 

JOHN : Votre Honneur, j’aimerais rappeler que cette Cour a déjà était bien indulgente auparavant au cours de cette audience.

 

STEVEN : J’apprécie la compréhension dont cette Cour a déjà fait preuve, mais j’ai le sentiment que ce témoin a totalement inventé la dernière partie de son témoignage dans le but de cacher la vérité sur la mort de sa fille.

 

JUGE : Mr Cord, j’accède à votre demande. Mais je n’oublie pas que vous avez affiché du mépris à plusieurs reprises lors de cette audience.

 

STEVEN : Oui, Monsieur.

 

JUGE : Allez-y, Messieurs.

 

STEVEN : Merci, Votre Honneur. Vous avez dit avoir vu Lee Webber pousser Ann Howard du haut de la falaise ?

 

HANNAH : C’est exact, Steven. Et j’ai prêté serment.

 

STEVEN : Les serments ne sont pas nécessaires. Quand avez-vous vu Lee pousser Ann ?

 

HANNAH : Après avoir fini de lui parler, je partais, et puis j’ai entendu le bruit d’une mobylette arriver.

 

STEVEN : Comment savez-vous qu’il s’agissait de Lee Webber ?

 

HANNAH : Et bien, je ne le savais pas, jusqu’au moment où je l’ai vu.

 

STEVEN : Quand l’avez-vous vu s’approcher ?

 

HANNAH : J’étais sur la route, un peu après la maison.

 

STEVEN : Où était Ann ?

 

HANNAH : Elle était toujours sur la falaise.

 

STEVEN : Et qu’avez-vous fait lorsque vous avez vu Mr Webber s’approcher ?

 

HANNAH : Je me suis éloignée de la route et me suis cachée derrière quelques arbres ?

 

STEVEN : A votre avis, est-ce que le défendeur vous a vu ?

 

HANNAH : Je ne pense pas. Tout du moins il n’est pas venu vers moi.

 

STEVEN : Qu’avez-vous fait ?

 

HANNAH : Je ne savais pas quoi faire. J’étais effrayée.

 

STEVEN : Effrayée de quoi ?

 

HANNAH : Le bruit de cette mobylette me désorientait sur cette route solitaire. J’ai attendu jusqu’à ce qu’il arrête le moteur et puis je suis repartie vers la maison. J’ai commencé à courir et puis je les ai vus. Ils étaient au bord de la falaise. Il gesticulait autour d’elle avec des gestes de menaces. Elle s’éloignait de lui, mais il avançait vers elle. Il l’a forcé à aller de plus en plus près du bord de la falaise. Il l’a poussée. Il y a eu un cri. Elle n’était plus là.

 

STEVEN : Tout cela est très intéressant, Mme Cord. Vous avez vu Lee Webber traquer Ann ? Il faisait des gestes de menaces ? Et elle s’éloignait de lui tandis qu’il avançait vers elle ? Qu’avez-vous fait pendant tout ce temps, Mme Cord ?

 

HANNAH : Oh, Steven, j’étais paralysée. Je voulais bouger mais je ne pouvais pas. Je suis juste restée debout et j’ai observé.

 

STEVEN : Vous avez simplement observé ? Et bien, c’est très étrange. Vous avez témoigné que vous êtes revenue voir Ann une seconde fois parce que vous aviez peur pour sa sécurité. Et maintenant, vous me dites que vous avez observé votre propre fille se faire pousser du haut de la falaise ?

 

HANNAH : C’est la vérité.

 

STEVEN : C’est très intéressant, vraiment. Le frère du défendeur, Christopher Webber, a témoigné qu’il se trouvait également à proximité de la falaise. Et il a dit qu’il était également debout en train d’écouter. Très intéressant. Particulièrement depuis que son témoignage est paru en première page du Clarion. Il suffit juste de changer le terme « J’ai entendu » par « J’ai vu » et le témoignage est similaire. Avez-vous lu le témoignage de Christopher Webber en première page du Clarion ?

 

HANNAH : Oui.

 

STEVEN : Merci.

 

STEVEN : Maintenant, il y a autre chose que j’aimerais savoir. Comme par exemple ce qu’une mère inquiète a fait après que sa fille fasse une chute mortelle de 50 mètres. Avez-vous couru jusqu’au pied de la falaise pour voir si elle était toujours en vie ? Avez-vous pris votre fille dans vos bras ? Avez-vous prévenu quiconque de ce dont vous avez été témoin ? Avez-vous fait un effort immédiat pour voir cet homme qu’aujourd’hui vous accusez devant la justice pour ce que vous lui avez vu faire à votre fille ?

 

HANNAH : Non.

 

STEVEN : Pourquoi le faites-vous maintenant ? Pourquoi maintenant ?

 

HANNAH : Je ne sais pas… je ne sais pas.

 

STEVEN : Vous mentez, n’est-ce pas ?

 

HANNAH : Non.

 

STEVEN : Votre vie entière n’est que mensonge.

 

HANNAH : Non ! Non !

 

MARTIN : C’est assez ! Je ne peux pas permettre qu’il continue.

 

Le juge frappe avec son marteau.

 

MARTIN : L’avocat de la défense ne s’en prend pas seulement au témoin, mais à toute la famille Peyton.

 

JUGE : Mr Peyton, voulez-vous vous reprendre votre place.

 

MARTIN : Il n’y a pas de loi. Pas de procédure de loi qui puisse permettre une telle ignominie. Le nom de ce comté est Peyton. C’est le monde de Peyton.

 

JUGE : Mr Peyton.

 

MARTIN : J’ai été patient jusque là. Remarquablement patient. Mais je ne peux plus tenir ma langue.

 

JUGE : Huissier, veuillez escorter Mr Peyton hors de cette salle d’audience, s’il vous plaît.

 

L’huissier se dirige vers Peyton.

 

HUISSIER : Mr Peyton.

 

MARTIN : Je réalise que je perturbe la Cour, Votre Honneur. Mais Mme Cord et moi sommes ensemble depuis très longtemps, depuis de nombreuses années. Elle est ma plus ancienne et fidèle employée. Et c’est également une amie de longue date.

 

Peyton retourne à son siège.

 

JUGE : Huissier, laissez…

 

L’huissier s’éloigne de Peyton.

 

JUGE : Mr Cord, vous pouvez continuer.

 

STEVEN : Je vous ai demandé pourquoi vous n’avez pas rapporté cette histoire plus tôt. Lee Webber n’a pas poussé Ann, n’est-ce pas ?

 

HANNAH : Oh, Steven, je…

 

STEVEN : Elle s’est jetée elle-même de la falaise et vous l’y avez conduit.

 

HANNAH : Ann ne s’est pas suicidée. Je ne l’ai nullement conduit à faire cela.

 

STEVEN : Vraiment ? Lorsque vous étiez sur la falaise, vous avez vu Ann tout près du bord.

 

HANNAH : Steven, je te l’ai dit.

 

STEVEN : A-t-elle sauté ?

 

HANNAH : Non.

 

STEVEN : L’avez-vous poussée ?

 

HANNAH : Non.

 

STEVEN : Pourquoi étiez-vous après elle ?

 

HANNAH : Parce que je ne pouvais plus me taire. Il fallait que je lui dise. Il fallait que je lui dise parce que je pensais qu’elle comprendrait et qu’elle m’aiderait parce que je ne voulais pas te perdre. Il fallait que je lui dise que je n’étais pas sa mère.

 

Musique dramatique.

 

HANNAH : Je n’ai jamais eu d’enfants.

 

Musique dramatique.

 

STEVEN : Tu n’as jamais…

 

HANNAH : Je ne suis pas ta mère.

 

Musique dramatique.

 

STEVEN : Qui est la mère d’Ann ? Qui est ma mère ?

 

HANNAH : Catherine Peyton.

 

Musique dramatique. Le juge frappe cinq fois avec son marteau. Le public ne se calme pas. Il frappe onze fois supplémentaires.

 

Break publicitaire.

 

STEVEN : Catherine Peyton…

 

HANNAH : Oui.

 

STEVEN : … était la mère d’Ann, et la mienne ?

 

HANNAH : Oui, Steven.

 

Musique dramatique.

 

STEVEN : Comment avez-vous pu lui dire cela ? Et comment avez-vous pu justifier cette mascarade ?

 

HANNAH : Je ne pouvais pas. Lorsqu’elle m’a demandé pourquoi j’avais quitté son père, je lui ai raconté que je l’avais quitté à cause d’une affaire de cœur. « Vous avez quitté votre mari pour une simple affaire de cœur » m’a-t-elle dit. Comme si c’était ma faute, et pas celle de Brian.

 

STEVEN : Et vous lui avez dit.

 

HANNAH : Pas tout. Juste assez pour essayer de lui faire comprendre ce que c’est que de voir un mari détruire un mariage en forniquant avec une de ses élèves gâtée.

 

STEVEN : Etaient-ils amoureux ?

 

HANNAH (laissant échapper un rire sec) : Amoureux ? Catherine Peyton amoureuse ? Je ne pense pas qu’elle est jamais été amoureuse dans sa vie. Elle n’a jamais aimé personne d’autre qu’elle.

 

STEVEN : Dites-moi alors quelle était la nature de leur relation ?

 

HANNAH : La nature de leur relation était que Catherine Peyton a toujours eu ce qu’elle voulait. Elle voulait mon mari. Et lorsque le temps était venu pour elle de payer pour ça, son père était là avec son carnet de chèque. Steven, à ton avis Brian Cord a vécu sur quoi pendant toutes ces années ?

 

STEVEN : Etes-vous en train de me dire qu’il a reçu une aide financière de Martin Peyton ?

 

HANNAH : Appelle cela comme tu veux. Chantage.

 

STEVEN : Avez-vous dit à Ann que son père était un maître chanteur ?

 

HANNAH : Elle a insisté pour connaître la vérité. Je ne pouvais pas la lui cacher. Alors Brian Cord a eu son prix pour garder le silence, un chèque régulièrement, et un gros. Et Catherine s’est mariée à Leslie Harrington et a passé le reste de sa vie à régner sur Peyton Place sans que personne ne sache ce qui s’est passé.

 

STEVEN : Alors son père était le maître chanteur qui avait une liaison avec Catherine Peyton. Mais vous l’avez laissé quitter la maison en lui faisant toujours croire que vous étiez sa mère ?

 

HANNAH : Oui.

 

STEVEN : Pourquoi ?

 

HANNAH : Parce que j’ai réalisé que j’étais déjà allée trop loin.

 

STEVEN : Vous l’avez pourtant suivit tout de suite après pour lui apprendre la vérité.

 

HANNAH : J’avais peur que Mr Peyton ne puisse m’entende.

 

STEVEN : Il vous écoutait depuis le début. Vous avez réagit aussi froidement et délibérément que vous l’avez fait toute votre vie.

 

JOHN : Objection, Votre Honneur. L’avocat n’est pas ici pour juger le témoin, mais pour défendre son propre client contre une accusation de meurtre.

 

JUGE : Mr Cord.

 

STEVEN : Votre Honneur, ce témoin dit avoir vu une prétendue attaque sur la falaise. Je crois qu’il s’agit d’un alibi pour ses propres actions. D’après ses propres dires, la première conversation de Mme Cord avec la défunte avait laissé la jeune fille déjà instable dans un état émotionnel perturbant. Maintenant c’est mon but de montrer que Mme Cord n’a pas suivit Ann uniquement parce qu’elle ne supportait plus de la voir souffrir. Mais pour finir ce qu’elle avait commencé. Sa vengeance contre Catherine Peyton et Brian Cord en détruisant leur fille.

 

JUGE : Vous pouvez continuer, Mr Cord.

 

STEVEN : Lorsque vous avez revu Ann, pour la dernière fois, lui avez-vous dit que vous n’étiez pas sa mère ?

 

HANNAH : Oui.

 

STEVEN : Lui avez-vous tout raconté depuis le début ?

 

HANNAH : Je lui ai dit que Catherine Peyton était sa mère.

 

STEVEN : Dans quelles circonstances Catherine Peyton a-t-elle rencontré votre mari ?

 

HANNAH : Mon mari était peintre. Il n’avait pas un grand succès. Mais il a obtenu un emploi de professeur de peinture dans une école pour filles où Catherine étudiait. C’est moi qui aie insisté pour qu’il prenne ce job. Tu vois, je réalisais qu’il pouvait rencontrer le genre de personnes qui pourraient lui demander de peindre leur portrait.

 

STEVEN : Et une de ces personnes étaient Catherine Peyton ?

 

HANNAH : Elle n’avait que 17 ans, elle était si belle. Tu vois, Catherine Peyton a toujours eu tout ce qu’elle voulait. Et lorsqu’elle a vu Brian, elle l’a voulue aussi. Oh, elle était très habile. Elle savait comment faire. Elle a commandé un portrait d’elle comme cadeau de Noël pour son père. Et une semaine après que Martin Peyton affiche fièrement ce portrait sous la cheminée, elle lui annonçait qu’elle portait l’enfant de Brian.

 

STEVEN : Connaissiez-vous Mr Peyton à cette époque ?

 

HANNAH : Ce fut l’occasion de notre rencontre. Martin Peyton m’a appelé pour me demander de venir chez lui. Et il m’a posé des questions. Il voulait savoir comment j’allais réagir. Quelle sorte d’homme était mon mari. S’il pouvait faire un mari convenable pour sa Catherine. Il m’a vraiment demandé ça, à propos de l’homme que j’avais épousé.

 

STEVEN : Et que lui avez-vous dit ?

 

HANNAH : Je lui ai dit qu’en de telles circonstances, ce n’était pas une question de d’adaptation, mais de nécessité. Et que si Brian voulait Catherine, qu’il pouvait l’avoir. Je ne me serais pas mise sur leur chemin.

 

STEVEN : Est-ce que Mr Peyton s’est décidé contre le mariage ?

 

HANNAH : Mr Peyton était de bonne volonté. Brian non. Il ne voulait pas se marier avec elle.

 

STEVEN : Qui a pensé à l’autre solution ?

 

HANNAH : Mr Peyton. Il m’a dit que si je divorçais d’avec Brian, alors je pourrais penser à mon avenir. Je n’avais pas d’argent, ni aucune formation. Je n’aurais pas pu subvenir à mes besoins. Alors Mr Peyton a eu l’idée de mettre mon nom sur le certificat de naissance des jumeaux de Catherine. En échange, il s’occupait de moi en m’offrant un poste de gouvernante chez lui pour s’occuper de l’enfant. Mais il y en a eu deux et Brian avait décidé qu’il voulait le fils. Mais je ne voulais pas qu’il te prenne. Je lui ai demandé de prendre la fille.

 

STEVEN : Veuillez enregistrer que le fils dont fait référence le témoin n’est autre que moi, Steven Cord. Donc vous avez élevé le garçon uniquement dans le but d’ennuyer votre ex mari ?

 

HANNAH : Au début, peut-être. Mais, Steven, j’ai appris à t’aimer.

 

STEVEN : Dites plutôt que vous êtes restée fidèle au marché. Vous avez gardé le secret de Catherine. Vous avez pris soin de son enfant. Vous avez supervisé ses études.

 

HANNAH : Je t’aimais. Brian a fait ça pour l’argent, mais tu étais à moi. Mon fils.

 

STEVEN : L’avez-vous dit à Ann ?

 

HANNAH : Oui, je l’ai supplié de te faire comprendre.

 

STEVEN : Avez-vous dit à Ann que son père l’a élevée uniquement au prix d’un gros chèque régulier ? Lui avez-vous dit ça ?

 

HANNAH : Il l’a fait au début, mais plus tard…

 

STEVEN : Plus tard, vous lui en avez dit plus. Peut-être lui avez-vous même dit que sa véritable mère jouait au golf le jour où elle a été accusée d’avoir provoqué la cécité de Christopher Webber ?

 

HANNAH : J’aurais dû être Mme Martin Peyton si Catherine avait accepté. Mais elle avait décidé que je n’étais pas une femme assez convenable pour entrer dans la famille Peyton.

 

STEVEN : Je veux simplement savoir ce que vous avez dit à la défunte.

 

HANNAH : J’ai demandé à Ann de me pardonner. S’il te plaît, pardonne-moi.

 

STEVEN : Et vous vous êtes retournée en partant et en la laissant face à sa mort.

 

HANNAH : Oh, Mon Dieu, pardonne-moi, pardonne-moi.

 

Martin Peyton se lève et sort de la salle.

 

STEVEN : Mme Cord.

 

La caméra zoome sur le visage de Steven.

 

STEVEN : Je n’ai plus de questions.

 

 

DANS LE PROCHAIN EPISODE

Leslie parle avec Hannah, Steven avec Betty, Rodney avec Leslie (à l’auberge).

 

LESLIE : Il est tout à fait possible, n’est-ce pas, que Lee Webber n’était pas là, et que vous avez poussé cette pauvre jeune fille.

 

STEVEN : Pas maintenant.

BETTY : Quand ? Demain, quand tout sera terminé.

STEVEN : Ca ne le sera pas.

BETTY : Ca le sera.

 

RODNEY : Tu ne peux plus m’utiliser pour ton marché. Et tu ne peux pas me faire l’aimer.

 

 
 

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